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Partager une alerte à l’arnaque sans diffuser le lien dangereux

Vous recevez un message suspect et voulez prévenir vos proches. Le transférer est rapide, mais cela diffuse aussi le lien, d’éventuelles pièces jointes et des informations privées. Un court avertissement rédigé avec vos propres mots est souvent plus clair dans une conversation familiale.

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Mise à jour:

Carte d’avertissement entre une chaîne rompue et une flèche de partage.
Illustration générée par IA ; elle ne représente ni un incident réel ni une véritable interface.

L’essentiel d’abord

Décrivez la situation et l’action demandée, puis indiquez une vérification possible sans utiliser le message. Ne diffusez ni le lien suspect ni un QR code lisible. Conservez les preuves privées séparément de l’avertissement général.

1. Expliquer le procédé plutôt que tout recopier

Trois éléments sont utiles : pour qui l’expéditeur se fait-il passer, que demande-t-il et comment vérifier sa demande indépendamment ? Vous pouvez expliquer qu’un prétendu message de livraison réclame un supplément et proposer de consulter le suivi dans l’application du transporteur déjà connue.

Évitez les affirmations non vérifiées comme « Cette nouvelle arnaque touche toutes les banques aujourd’hui ». Un seul message ne prouve ni son ampleur ni son origine. Datez votre observation et signalez les incertitudes. Ne citez une alerte officielle que si elle concerne réellement le procédé décrit.

2. Retirer adresses, codes et informations privées

Ne collez pas l’adresse suspecte complète dans votre avertissement. Certaines messageries la transforment automatiquement en lien cliquable ou en aperçu. Une capture d’écran ne résout pas systématiquement le problème : un QR code visible reste scannable et une adresse peut être recopiée ou extraite par reconnaissance de texte.

Le plus simple est généralement un texte sans adresse d’origine. Si une image est nécessaire, créez une copie distincte et retirez complètement les adresses, QR codes, noms, numéros de téléphone, références client et autres données privées. Vérifiez le résultat avant l’envoi. Gardez l’original inchangé séparément s’il peut servir de preuve.

3. Donner une solution concrète dans l’alerte

Exemple fictif : Amir reçoit un SMS annonçant un échec de livraison. Il écrit à sa famille : « Aujourd’hui, j’ai reçu un SMS de livraison suspect demandant un paiement. Vérifiez vos livraisons attendues directement dans l’application que vous connaissez ou sur le site du transporteur ouvert par vos soins. Je ne joins pas le lien du message. »

Cette formulation décrit un procédé observé sans présenter l’entreprise usurpée comme responsable de l’arnaque. Elle ne demande aucune réponse contenant des données de compte. La solution proposée compte : un simple « Attention ! » ne dit pas quoi faire lorsqu’un message semblable arrive.

4. Séparer l’avertissement du signalement officiel

Une conversation familiale et un service officiel de signalement ont des fonctions différentes. Un signalement de phishing peut nécessiter le message original ou l’adresse suspecte. Utilisez uniquement la procédure présentée sur le site officiel de l’autorité ou du prestataire concerné et respectez les informations demandées.

L’Office fédéral suisse de la cybersécurité distingue par exemple les signalements de phishing et ceux pour lesquels une réponse est souhaitée. Cela ne justifie pas de diffuser l’original dans un groupe privé. Un signalement ne remplace pas non plus le contact avec la banque ou le service concerné si un paiement ou une divulgation d’identifiants a déjà eu lieu.

5. Corriger les erreurs et rester mesuré

Les erreurs fréquentes sont les appels au transfert massif, les majuscules alarmistes, les noms de proches concernés et l’ouverture du lien « pour tester ». Votre alerte n’a pas à devenir une enquête. Partagez les faits établis et corrigez clairement une interprétation erronée dans la même conversation.

Un avertissement ne garantit pas d’éviter toute arnaque et ne remplace aucun conseil technique ou juridique individuel. Si quelqu’un a déjà répondu, clarifiez calmement son action et cherchez l’aide adaptée. Vous pouvez ensuite préparer un court modèle familial neutre, à relire et actualiser avant chaque utilisation.

Liste de vérification

Les cases servent uniquement de repères personnels. Aucune saisie ne nous est transmise. Pour conserver la page, il suffit de l’imprimer ou de l’enregistrer au format PDF depuis le menu du navigateur.

Questions fréquentes

Insérer des espaces dans le lien suffit-il ?

Pour une alerte privée, mieux vaut l’omettre. Une adresse modifiée peut être reconstituée et certains destinataires risquent tout de même de vouloir l’essayer.

Puis-je transférer une capture d’écran ?

Seulement après vérification attentive et, si nécessaire, nettoyage d’une copie. Les QR codes, notifications sur les bords et noms de contacts comptent aussi. Un résumé écrit demande souvent moins de travail.

Faut-il supprimer immédiatement le message original ?

Si une banque, un prestataire ou une autorité peut avoir besoin de preuves, conservez-les d’abord en privé. N’ouvrez pas de pièce jointe suspecte et ne diffusez pas le contenu à des tiers non concernés.

Sources et informations complémentaires

Sources primaires d’autorités publiques, d’organismes de protection des consommateurs et de fournisseurs. Certaines sont dans une autre langue ; retenez les indications adaptées à votre service et à votre lieu de résidence.

  1. BACS: Phishing, Vishing, SmishingSources consultées le:
  2. FTC: How to recognize and avoid phishing scamsSources consultées le: